Comité Central du Parti Communiste du Pérou : “Documents Fondamentaux”

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Il n’y a qu’un seul but – la conquête du pouvoir !

DOCUMENTS FONDAMENTAUX

Comité Central
Parti Communiste du Pérou
1988

Éditions Drapeau RougeReproduit par Le Drapeau Rouge

1. SUR LE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME

L’idéologie du prolétariat international, dans le creuset de la lutte des classes, a surgi comme marxisme, devenant marxisme-léninisme et, postérieurement, marxisme-léninisme-maoïsme. Ainsi, la toute puissante idéologie scientifique du prolétariat – toute puissante parce qu’elle est authentique – a trois étapes: 1) marxisme, 2) léninisme, 3) maoïsme ; trois étapes, moments ou jalons de son processus dialectique de développement ; d’une même unité qui, au long de cent-quarante années, à partir du „Manifeste“, au cours de la plus héroïque des épopées de la lutte de classes, d’acharnées et fructueuses luttes entre deux lignes au sein des partis communistes mêmes et grâce à l’œuvre des titans de la pensée et de l’action que seule pouvait engendrer la classe et dans laquelle resplendissent trois lumières : Marx, Lénine et Mao Tsé-toung, par de grands bonds en avant dont trois grandioses nous ont armés de l’invincible marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme d’aujourd’hui.

Pourtant, si le marxisme-léninisme a obtenu la reconnaissance de sa validité universelle, le maoïsme n’est pas reconnu pleinement en tant que troisième étape ; car si les uns lui refusent tout simplement cette qualité, d’autres n’arrivent à l’accepter que comme “pensée Mao Tsé-toung”. Et, en essence, dans les deux cas, avec les évidentes différences qui existent entre eux, ils nient le développement général du marxisme que le Président Mao Tsé-toung a réalisé. Ne pas lui reconnaître son caractère d’« isme », de maoïsme, c’est nier sa validité universelle et, par conséquent, sa condition de troisième, nouvelle et supérieure étape de l’idéologie du prolétariat international : le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, que nous arborons, défendons et appliquons.

Comme INTRODUCTION, afin de mieux comprendre le maoïsme et la nécessité de lutter pour lui, rappelons nous de Lénine. Il nous enseignait que, à mesure que la révolution avançait à l’Est, elle exprimait des conditions spécifiques qui, si elles ne niaient pas les principes et les lois, représentaient de nouvelles situations que le marxisme ne pouvait ignorer sous peine d’exposer la révolution à l’échec. Et que, malgré les protestations que les intellectuels, et spécialement ceux qui étaient bourrés de libéralisme et faussement marxistes, pédants et livresques, pourraient élever contre le nouveau, la seule chose juste et correcte est d’appliquer le marxisme à la réalité concrète et de résoudre les situations nouvelles et les problèmes que toute révolution affronte et résout nécessairement. Cela provoque l’épouvante et de pharisiennes „défenses de l’idéologie, de la classe et du peuple“ que proclament les révisionnistes, les opportunistes et les renégats ; ou les furibondes et aveugles attaques d’académiciens abrutis et de plumitifs de l’ancien ordre, avilis par la putride idéologie bourgeoise, tous disposés à défendre l’ancienne société dont ils sont les parasites. Plus encore, Lénine spécifia que la révolution en Orient réservait de nouvelles et de grandes surprises, à l’étonnement des adorateurs de ne suivre que les chemins battus, incapables de voir le nouveau. Et, comme nous le savons tous, ils recommanda aux camarades orientaux de résoudre les problèmes que le marxisme n’avait pas encore résolu.

Et puis, souvenons-nous que quand le camarade Staline, justement et correctement, exposa que nous étions entrés dans l’étape du léninisme comme développement du marxisme, il y eut également opposition et des opposants qui se voilèrent la face en une soi-disant défense du marxisme. Avoir bien présent à l’esprit que quelques uns dirent aussi que le léninisme n’était applicable que dans des pays arriérés ; mais la lutte, la pratique le consacra, en tant que grand développement du marxisme, et l’idéologie du prolétariat resplendit victorieusement dans le monde comme marxisme-léninisme.

Actuellement, le maoïsme affronte des situations semblables ; et, comme toujours, le nouveau et le marxisme se sont frayés un chemin à travers la lutte ; de même, le maoïsme lui aussi s’imposera et sera reconnu.

Quant au CONTEXTE dans lequel se déroula l’action du Président Mao Tsé-toung et se forgea le maoïsme, au plan international, ce fut sur la base de l’impérialisme, les guerres mondiales, le mouvement prolétarien international, les mouvements de libération nationale, la lutte entre marxisme et révisionnisme, et la restauration du capitalisme en URSS. Dans ce siècle, il faut souligner trois grands jalons historiques : le premier, la révolution d’Octobre en 1917 qui ouvre l’ère de la révolution prolétarienne mondiale ; le deuxième, le triomphe de la révolution chinoise en 1949 qui changea la relation de forces en faveur du socialisme et troisièmement, la grande révolution culturelle prolétarienne, comme continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, qui débuta en 1966 pour maintenir le cap sur le communisme. Il suffit de souligner le fait que le Président Mao dirigea deux de ces glorieux événements historiques.

Et en Chine où, en tant que centre de la révolution mondiale, se concrétisa le maoïsme au sein de la plus complexe convergence de contradictions et d’une intense et cruelle lutte de classes marquée par les appétits des puissances impérialistes qui voulaient dépecer et se répartir la Chine. La Chine où s’effondra l’empire mandchou (1911), où se déroula le mouvement anti-impérialiste de 1919, les rébellions de l’immense paysannerie, les vingt-deux années de lutte armée de la révolution démocratique, la grande lutte pour la construction et le développement du socialisme et les dix années de tourmente révolutionnaire pour réaliser la révolution culturelle, au milieu de la plus intense des luttes entre les deux lignes au sein du Parti Communiste de Chine (PCCh), spécialement contre le révisionnisme et tout ceci dans le contexte du panorama international que nous avons décrit. C’est de cet ensemble de faits historiques que nous devons en extraire quatre d’extraordinaire importance : la fondation du PCCh en 1921 ; la récolte de l’automne qui marque le début du chemin de la campagne à la ville en 1927 ; la fondation de la République Populaire en 1949 ; et la grande Révolution Culturelle Prolétarienne, 1966-1976. Le Président Mao fut le principal protagoniste de tous ces événements et principalement le plus haut dirigeant en tant que chef reconnu de la révolution chinoise.

Quant à la biographie du Président Mao Tsé-toung, nous pouvons dire qu’il naquit le 26 décembre 1893 dans un monde agité par les flammes de la guerre. Ses parents étaient des paysans et il avait sept ans lors de la „Guerre des Boxers“. Il étudiait pour devenir maître d’école et avait dix-sept ans lorsque l’empire s’écroula. Il s’engagea dans l’armée et devint rapidement un grand organisateur de la paysannerie et de la jeunesse dans le Hunan, sa province natale. Il fonda le Parti Communiste et l’Armée Rouge des ouvriers et des paysans. Il établit le chemin de l’encerclement des villes par les campagnes, développa la guerre populaire et, donc, la théorie militaire du prolétariat. Il fut le théoricien de la Démocratie Nouvelle et fonda la République Populaire. Inspirateur du Grand Bond en Avant et promoteur du développement du socialisme, guide de la lutte contre le révisionnisme contemporain de Khrouchtchev et de ses acolytes, chef et commandant de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Ce sont là les jalons qui marquent le parcours de cette vie totalement vouée à la révolution. Dans ce siècle, le prolétariat a connu trois gigantesques triomphes ; deux ont été le fait du Président Mao et si un seul suffirait pour le couvrir de gloire, deux représentent encore plus.

Sur le CONTENU du maoïsme qui est, naturellement, l’élément substantiel, nous devons nous centrer sur les points suivants :

1. La théorie. Le marxisme comprend trois parties : la philosophie marxiste, l’économie politique marxiste et le socialisme scientifique. Le développement de ces trois éléments, quand il engendre un grand bond qualitatif du marxisme dans son ensemble – en tant qu’unité à un niveau supérieur -, implique une nouvelle étape. Par conséquent, il est essentiel de démontrer comment le Président Mao a provoqué, en théorie et en pratique, ce grand bond qualitatif. Pour la clarté de l’exposé, nous allons examiner les points suivants.

Dans la philosophie marxiste, il développa l’essentiel de la dialectique : la loi de la contradiction, établissant qu’elle est l’unique loi fondamentale. En plus de sa profonde compréhension dialectique de la théorie de la connaissance, dont le centre est conformé par les deux bonds qui constituent sa loi (de la pratique à la connaissance et de la connaissance à la pratique, le principal étant celui de la connaissance à la pratique), il faut relever qu’il appliqua magistralement la loi de la contradiction à la politique. Il fit plus encore, il mit la philosophie à la portée des masses, accomplissant ainsi la tâche que Marx nous avait léguée.

En économie politique marxiste. Le Président Mao appliqua la dialectique pour analyser la relation base-superstructure et, poursuivant la lutte du marxisme-léninisme contre la thèse révisionniste des “forces productives”, il en conclut que la superstructure, la conscience, peuvent modifier la base et, avec le pouvoir politique, développer les forces productives. Et, en développant l’idée léniniste de la politique comme expression concentrée de l’économie, il établit que la politique représente le commandement (applicable à tous les niveaux) et que le travail politique est la ligne vitale du travail économique ; ce qui mène à une véritable direction de l’économie politique et non pas à une simple politique économique.

Un point souvent laissé de côté -bien qu’il soit très important, spécialement pour ceux qui font la révolution démocratique – c’est la thèse maoïste du capitalisme bureaucratique, c’est-à-dire du capitalisme qui se développe dans les nations opprimées par l’impérialisme et qui présentent différents degrés d’une féodalité sous-jacente, ou même d’autres formes antérieures. C’est un problème vital principalement pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, car de la compréhension de cet aspect découle une bonne direction révolutionnaire surtout si, pour réaliser la révolution socialiste comme deuxième étape, la base dépend économiquement de la confiscation du capitalisme bureaucratique.

Mais le principal est le fait que le Président Mao Tsé-toung ait développé l’économie politique du socialisme. Sa critique de la construction du socialisme en URSS est extrêmement importante, de même que ses thèses sur la façon de développer le socialisme en Chine qui sont : prendre l’agriculture comme base avec l’industrie aux commandes. L’industrialisation se dirige par la relation entre l’industrie lourde, l’industrie légère et l’agriculture, prenant comme centre de la construction économique l’industrie lourde en prêtant, simultanément, le maximum d’attention à l’industrie légère et à l’agriculture. Il faut souligner le Grand Bond en Avant et les conditions nécessaires à son exécution : premièrement, une ligne politique qui trace une orientation correcte et juste ; deuxièmement, des formes organiques petites, moyennes et grandes allant respectivement, de grandes à de petites quantités ; troisièmement, un grand élan, un gigantesque effort des masses pour le mettre en marche et le mener au succès. Bond en avant dont les résultats s’apprécient davantage par le processus qui a été mis en marche et sa perspective historique que par ses succès immédiats. Et son lien avec la coopérativisation agricole et la commune populaire. Finalement, nous devons toujours tenir compte des enseignements du Président Mao sur l’objectivité et la subjectivité dans la compréhension et l’usage des lois du développement du socialisme ; les quelques décennies d’existence du socialisme n’ont pas permis d’assister à son total développement et, d’avoir, par conséquent, une meilleure connaissance de ses lois et de sa spécificité, principalement de la relation entre révolution et processus économique concrétisée dans : “s’efforcer à faire la révolution et promouvoir la production”. Et pourtant, malgré son importance transcendantal, on traite fort peu ce développement de l’économie politique marxiste.

Pour ce qui est du socialisme scientifique, le Président Mao a développé la théorie des classes en les analysant sur le plan économique, politique et idéologique ; la violence révolutionnaire comme loi universelle, sans aucune exception ; la révolution comme substitution violente d’une classe par une autre. Il établit sa grande thèse : “Le Pouvoir né du fusil” et il résolut la question de la conquête du Pouvoir dans les nations opprimées par le chemin d’encerclement des villes par les campagnes, en établissant ses lois générales. Il définit brillamment, en la développant, la théorie de la lutte de classes dans le socialisme au sein duquel se poursuit la lutte antagonique entre prolétariat et bourgeoisie, entre chemin socialiste et chemin capitaliste et entre socialisme et capitalisme. Il établit également que, concrètement, la question de qui vaincra n’était pas définie, problème qui demanderait du temps, le déroulement d’un processus de restauration et de contre-restauration pour que le prolétariat se consolide définitivement au Pouvoir au moyen de la dictature du prolétariat. Finalement et principalement, il formula la grandiose solution de transcendance historique, de la Grande Révolution Culturelle prolétarienne, comme continuation de la révolution socialiste sous la dictature du prolétariat.

Ces questions fondamentales, énoncées presque simplement, mais qui sont connues et indéniables, démontrent comment le Président a développé les parties intégrantes du marxisme et l’évidente élévation du marxisme-léninisme à une nouvelle, troisième et supérieure étape : le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme.

Poursuivant notre tour d’horizon synthétique, examinons d’autres points spécifiques qui, bien que dérivant de ce qui a été mentionné plus haut, doivent être considérés, ne serait-ce qu’en les énumérant pour les faire ressortir en attirant l’attention sur eux.

2. La Démocratie Nouvelle. Premièrement c’est un développement de la théorie marxiste de l’Etat, la définition des trois types de dictature : 1) la dictature de la bourgeoisie, dans les anciennes démocraties bourgeoises comme celle des Etats-Unis, à laquelle ressemble la dictature qui existe dans les nations opprimées comme les latino-américaines; 2) la dictature du prolétariat, comme en Union Soviétique, ou en Chine, avant l’usurpation du Pouvoir par les révisionnistes et 3) La Démocratie Nouvelle, dictature unifiée, basée sur l’alliance ouvrière-paysanne dirigée par le prolétariat avec à sa tête le Parti Communiste ; ce qui s’est concrétisé en Chine au long de sa révolution démocratique et qui maintenant, au Pérou, apparaît avec les Comités Populaires, les Bases d’appui et la République Populaire de Démocratie Nouvelle en construction. Dans ce développement de la théorie de l’État, il est essentiel de souligner la différence clé entre le système d’État comme dictature de la classe (ou classes) qui exerce le Pouvoir – ce qui est le principal – et le système de gouvernement, compris comme organisation pour l’exercice du Pouvoir.

D’autre part, la Démocratie Nouvelle – l’une des thèses les plus importantes que le Président Mao ait développée – qui définit magistralement la révolution bourgeoise de type nouveau que seul le prolétariat peut diriger, c’est-à-dire la révolution démocratique à l’ère nouvelle de la révolution prolétarienne mondiale dans laquelle nous nous trouvons. Cette Révolution de Démocratie Nouvelle implique une économie nouvelle, une politique et une culture nouvelles, ceci, naturellement, en abattant le vieil ordre et en édifiant le nouveau avec les fusils, l’unique façon de transformer le monde.

Finalement, il faut faire ressortir le fait que si la Démocratie Nouvelle comme révolution démocratique réalise, principalement, les tâches démocratiques, elle avance également dans la réalisation complémentaire de quelques unes des tâches socialistes. Ainsi l’on résout à fond la question des deux étapes, la démocratique et la socialiste, qui correspondent à des pays comme le nôtre, ce qui garantit qu’une fois achevée, la révolution démocratique se poursuivra comme révolution socialiste, sans aucun intermède ni interruption.

3. Les trois instruments. Le problème de la construction des trois instruments de la révolution pose au Parti la question de la compréhension de la relation entre le Parti, l’armée et le front uni. Le Parti doit comprendre et diriger la construction de ces trois instruments et leurs relations au milieu de la guerre ou dans le maintien de l’État Nouveau qui se base sur le pouvoir du peuple armé, ce qui démontre un travail de direction juste et correct. Le facteur décisif de la construction est le principe juste et correct de la ligne idéologique; et c’est sur cette base idéologico-politique que se développe la construction de l’organisation, au milieu de la lutte entre la ligne prolétaire et la ligne bourgeoise, et dans la tempête de la lutte de classes, principalement de la guerre, forme principale de lutte, qui est en cours ou potentielle.

Quant au Parti, le Président Mao part de la nécessité du Parti Communiste, d’un parti de type nouveau, un Parti du prolétariat ; aujourd’hui nous dirions un Parti marxiste-léniniste-maoïste. Un Parti dont l’objectif est la conquête du Pouvoir et sa défense, ce qui fait qu’il soit indissolublement lié à la guerre populaire, soit pour l’entreprendre, la développer ou bien la livrer pour se défendre. Un parti qui s’appuie sur les masses soit par la guerre populaire même – qui est une guerre de masses – soit par le front uni qui, en tant que front de classes, se base sur les masses majoritaires.

Le Parti se développe et change selon les étapes de la révolution et leurs périodes. Le moteur de son développement c’est la contradiction qui se concrétise en son sein comme lutte entre deux lignes, entre la ligne prolétarienne et la ligne bourgeoise, ou non prolétarienne en général ; c’est en essence et principalement, une lutte contre le révisionnisme. Ceci nous mène à comprendre l’importance décisive de l’idéologie dans la vie du Parti et de la réalisation des campagnes de rectification qui servent à ce que tout le système des organisations du Parti et les militants s’ajustent toujours mieux aux lignes idéologiques et politiques justes et correctes, en fonction de la prédominance de la ligne prolétarienne et le maintien de la direction du Parti dans sa main de fer. Le Parti sert à l’établissement du Pouvoir du prolétariat comme classe dirigeante de la Démocratie Nouvelle et principalement à l’instauration de la dictature du prolétariat, à son renforcement et à son développement, afin qu’au moyen des révolution culturelles il puisse conquérir son grand but final, le communisme. C’est pour cela que le Parti doit arriver à la direction absolue de tous les niveaux.

L’armée révolutionnaire est de type nouveau, c’est-a-dire une armée pour accomplir les tâches politiques que le Parti établit en fonction des intérêts du prolétariat et du peuple. Ce caractère se concrétise en trois tâches : combattre, produire, pour ne pas être une charge parasitaire et mobiliser les masses, et mobiliser les masses. C’est une armée qui se base sur la construction politique à partir de l’idéologie du prolétariat, du marxisme-léninisme-maoïsme (aujourd’hui) et sur la ligne politique générale et militaire que le Parti établit. C’est une armée qui se base sur les hommes et non pas sur les armes. Une armée issue des masses, toujours liée à elles et qu’elle sert de tout son cœur, ce qui lui permet de se mouvoir en son sein comme le poisson dans l’eau. Le Président Mao disait que sans une armée populaire le peuple n’aurait rien et, en même temps, il enseignait qu’il est nécessaire que le Parti exerce la direction absolue de l’armée en établissant ce grand principe : “le Parti commande au fusil et nous ne permettrons jamais le contraire.” Non seulement le Président Mao établit clairement les principes et les normes de la construction d’une armée de type nouveau, mais il lança un appel pour conjurer l’emploi de l’armée pour restaurer le capitalisme et qui usurperait la direction au moyen d’un coup contre-révolutionnaire. Et, développant les thèses de Lénine sur la milice populaire, il approfondit plus que quiconque la théorie de l’armement général du peuple, frayant ainsi le chemin et montrant la voie qui mène à la mer armée des masses qui nous guidera jusqu’à l’émancipation définitive du peuple et du prolétariat.

C’est le Président Mao qui, le premier, développa une théorie complète sur le front unique et qui en établit les lois. Un front basé sur l’alliance ouvrière-paysanne qui garantit l’hégémonie du prolétariat dans la révolution; un front de classes dirigé par le prolétariat que le Parti représente ; en synthèse un front unique sous la direction du Parti Communiste. Un front unique pour la guerre populaire, pour la révolution, pour la conquête du Pouvoir au bénéfice du prolétariat et du peuple. Ainsi, concrètement, le front unique c’est le regroupement des forces révolutionnaires contre les forces contre-révolutionnaires pour livrer la bataille entre révolution et contre-révolution, principalement au moyen de la guerre populaire armée. Le front unique, évidemment, n’est pas le même à toutes les étapes de la révolution; plus encore, il a ses spécificités selon les différentes périodes de chaque étape; de même le front unique dans une révolution concrète n’est pas le même qu’au niveau mondiale, bien que les deux suivent les mêmes lois générales. Et puis, il est important de faire ressortir la relation entre front et Etat que le Président Mao établit durant la guerre anti-japonaise en posant que le front unique est une forme de dictature conjointe. Cette question doit être étudiée spécialement par ceux qui, comme nous, réalisons des révolution démocratiques.

4. La guerre populaire. La guerre populaire est la théorie militaire du prolétariat international dans laquelle, pour la première fois, se résume de façon systématisée et complète l’expérience théorique et pratique des luttes, des actions militaires et des guerres que le prolétariat a livré, la longue expérience de la lutte armée populaire et spécialement des guerres paysannes de la Chine. C’est avec le Président Mao que la classe sera dotée de sa propre théorie militaire ; pourtant il règne à ce sujet une grande confusion et beaucoup d’incompréhension. Cette incompréhension commence par la vision que l’on a de la guerre populaire en Chine ; en général on la considère comme étant réduite et, dédaigneusement comme une simple guerre de guérillas. Cela révèle déjà l’incompréhension de fait, qu’avec le Président Mao, la guerre de guérillas acquiert un caractère stratégique. De plus, on ne comprend pas le développement de la guerre de guérillas et comment, à partir de sa fluidité essentielle, elle développe sa mobilité, devient guerre de mouvement, de positions, développant de vastes plans d’offensive stratégique, conquérant des villes petites, moyennes et grandes avec des millions d’habitants, combinant l’attaque du dehors avec l’insurrection à l’intérieur. En conclusion, les quatre étapes de la révolution chinoise et principalement à partir de la guerre agraire à la guerre de libération populaire, en tenant compte qu’entre les deux il y eut la guerre anti-japonaise, nous montrent les diverses facettes et la complexité de la guerre révolutionnaire qui se livra durant vingt années au sein d’une population gigantesque et d’une immense mobilisation et participation des masses. Dans cette guerre on trouve des exemples de tout genre et, le principal, c’est que ses principes, ses lois, ses stratégies, ses normes etc. ont été étudiés à fond et magistralement établis. C’est donc dans ce creuset fabuleux et sur la base de ce que le marxisme-léninisme avait établi, que le Président Mao élabora la théorie militaire du prolétariat, la guerre populaire.

Remarquons, tout spécialement que postérieurement, le Président Mao, tenant compte de l’existence des bombes atomiques et des fusées que, par ailleurs, la Chine possédait également, soutint et développa la thèse de la guerre populaire dans de nouvelles conditions, avec des bombes atomiques et en guerre contre les puissances et les super-puissances. En synthèse, la guerre populaire est l’arme du prolétariat et du peuple, même pour affronter des guerres atomiques.

L’une des questions clé et décisive est celle de la compréhension de la validité universelle de la guerre populaire et de son application conséquente, en tenant compte des différents types de révolution et des conditions spécifiques de chacune d’entre elles. A propos de cette question clé il est intéressant de constater qu’une insurrection comme celle de Pétrograd, la résistance anti-fasciste et les guérillas européennes de la IIème Guerre mondiale ne se sont pas répétées, ni les luttes armées qui se livrent en Europe actuellement. Il faut aussi considérer que la Révolution d’Octobre ne fut pas seulement une insurrection, mais une guerre révolutionnaire qui dura plusieurs années. Par conséquent, dans les pays impérialistes la révolution ne peut se concevoir que comme guerre révolutionnaire et celle-ci, actuellement, est simplement une guerre populaire.

Finalement aujourd’hui plus que jamais, les communistes et les révolutionnaires, le prolétariat et le peuple, nous devons nous forger dans le principe : “Oui, nous sommes partisans de la théorie de l’omnipotence de la guerre révolutionnaire ; ceci n’est pas mauvais, c’est bon, c’est marxiste” ; ce qui signifie être partisans de l’invincibilité de la guerre populaire.

5. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Dans une perspective historique c’est l’aspect le plus transcendant du marxisme-léninisme que le Président Mao ait développé ; c’est la solution du grand problème en suspend de la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat ; “cela représente une nouvelle étape, encore plus profonde et plus large, du développement de la révolution socialiste de notre pays”.

Comment la situation se présentait ? Ainsi que l’exprime la Décision du P.C.Ch. sur la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : “Bien qu’ayant été renversée, la bourgeoisie essaie encore de se servir des vieilles idées, de la culture, des habitudes et des coutumes des classes exploiteuses pour corrompre les masses et conquérir l’esprit du peuple dans son effort pour restaurer son Pouvoir. Le prolétariat doit faire exactement le contraire : il doit porter des coups directs et impitoyables à tous les défis de la bourgeoisie dans le domaine idéologique et transformer la physionomie spirituelle de toute la société en employant ses propres idées nouvelles, sa culture, ses propres habitudes et ses coutumes. Notre objectif actuel est d’écraser, au moyen de la lutte, ceux qui occupent des postes de direction et qui suivent le chemin capitaliste. Il faut critiquer et répudier les “autorités” réactionnaires bourgeoises dans le domaine académique, critiquer et répudier l’idéologie de la bourgeoisie et des autres classes exploiteuses et transformer l’éducation, la littérature et l’art et les autres domaines de la superstructure qui ne correspondent pas à la base économique du socialisme, afin de faciliter la consolidation et le développement du système socialiste”.

C’est dans ces conditions que se produisit le plus bouleversant processus politique et la plus vaste mobilisation de masses que le monde ait connu et dont les objectifs furent définis ainsi par le Président Mao : “L’actuelle Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est absolument nécessaire et très opportune pour consolider la dictature du prolétariat, prévenir la restauration du capitalisme et construire le socialisme”.

De plus, soulignons deux points: 1) que la GRCP (Grande Révolution Culturelle Prolétarienne) représente un jalon dans le développement de la dictature du prolétariat en vue de la consolidation du prolétariat au Pouvoir et qui se concrétisa dans les Comités Révolutionnaires ; et 2) la restauration du capitalisme en Chine, après le coup contre-révolutionnaire de 1976, n’est pas la négation de la GRCP, mais représente, simplement, une partie de la lutte entre restauration-contre-restauration et au contraire elle nous démontre la transcendante importance historique de la GRCP dans l’inexorable marche de l’humanité vers le communisme.

6. La révolution mondiale. Le Président Mao souligne à nouveau l’importance de la révolution mondiale en tant qu’unité, en partant du fait que la révolution est la tendance principale, vu que la décomposition de l’impérialisme s’accentue de jour en jour, que le rôle des masses grandit d’année en année et que celles-ci font et feront sentir leur irrésistible force transformatrice et celle de cette grande vérité répétée par le Président Mao : “nous entrerons tous dans le communisme, ou personne n’y entrera”. C’est dans cette perspective spécifique de l’époque de l’impérialisme que se situe le grand moment historique des “prochaines 50 à 100 années” et c’est dans son contexte que s’ouvre la lutte contre l’impérialisme yankee et le social-impérialisme soviétique, ces tigres de papier qui se disputent l’hégémonie du monde en le menaçant d’une guerre atomique. Confrontés à cette guerre il faut en premier lieu la condamner et, ensuite, se préparer à l’avance pour lui opposer la guerre populaire et faire la révolution. D’autre part, à partir de l’importance historique des nations opprimées et plus encore de leur perspective, et en vue des relations économiques et politiques qui se déroulent comme conséquence du processus de décomposition de l’impérialisme, le Président Mao formula sa thèse : “trois mondes se dessinent”. Tout cela nous conduit à devoir nécessairement développer la stratégie et la tactique de la révolution mondiale. Malheureusement nous ne connaissons que fort peu, ou presque rien, des travaux et des thèses du Président Mao sur ces questions transcendantes ; pourtant, le peu qu’on en connaît montre les grandioses perspectives qu’il entrevoyait et les grandes lignes que nous devons suivre pour comprendre et servir la révolution prolétarienne mondiale.

7. Superstructure, idéologie, culture, éducation. Ces problèmes et d’autres analogues, ont été minutieusement et profondément étudié et résolu par le Président Mao ; par conséquent, il s’agit d’une autre question fondamentale qui mérite notre attention.

En conclusion, le contenu de ces questions fondamentales montre très clairement à ceux qui veulent voir et comprendre, qu’il existe donc une troisième, nouvelle et supérieure étape du marxisme-léninisme : le maoïsme, et que, pour être marxiste actuellement, il faut être marxiste-léniniste-maoïste, et principalement maoïste.

Le contenu de ce que nous avons exposé nous pose deux interrogations :

Qu’est-ce qui est fondamental dans le maoïsme ? Ce qui est fondamental dans le maoïsme c’est le Pouvoir. Le pouvoir pour le prolétariat, le Pouvoir pour la dictature du prolétariat, le Pouvoir basé sur une force armée dirigée par le Parti Communiste. Plus explicitement: 1) le Pouvoir sous la direction du prolétariat dans la révolution démocratique ; 2) le Pouvoir pour la dictature du prolétariat dans les révolutions socialistes et culturelles ; 3) le Pouvoir basé sur une force armée dirigée par le Parti Communiste, conquis et défendu au moyen de la guerre populaire.

Et qu’est-ce que le maoïsme ? Le maoïsme représente l’élévation du marxisme-léninisme à une troisième, nouvelle et supérieure étape dans la lutte pour la direction prolétarienne de la révolution démocratique, le développement de la construction du socialisme et la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, comme révolution prolétarienne. Et cela quand l’impérialisme s’enfonce dans sa décomposition et que la révolution est devenue la tendance principale de l’histoire, au milieu des plus complexes et grandes guerres que l’humanité ait connu et de la lutte implacable contre le révisionnisme contemporain.

Sur la lutte autour du maoïsme. Succinctement, en Chine, la lutte pour établir la pensée Mao Tsé-toung commence en 1935, lors de la réunion de Tsunyi, quand le Président Mao assuma la direction du Parti Communiste de Chine. En 1945, le VIIème Congrès décida que le PCCh serait guidé par le marxisme-léninisme et par les idées Mao Tsé-toung ; cette spécification fut supprimée par le VIIIème Congrès car une ligne de droite avait prévalu. Le IXème Congrès, en 1969, résume la GRCP et approuve que le PCCh soit guidé par le marxisme-léninisme-pensée Mao Tsé-toung. On avança jusqu’à ce point.

Au niveau international, la pensée du Président Mao acquiert de l’influence à partir de la décennie de 1950 ; mais c’est avec la GRCP qu’elle se répand profusément, que son prestige s’élève puissamment et que le Président Mao est reconnu comme chef de la révolution mondiale et créateur d’une nouvelle étape du marxisme-léninisme. Ainsi, une grande quantité de Partis Communistes assument la dénomination marxisme-léninisme-pensée Mao Tsé-toung. Au niveau mondial, le maoïsme affronta ouvertement et avec acharnement le révisionnisme contemporain, le démasquant totalement ; il en fit de même dans les filets mêmes du PCCh, ce qui éleva plus haut encore le grand drapeau rouge du Président : troisième, nouvelle et supérieure étape idéologique du prolétariat international. Actuellement, le maoïsme affronte la triple attaque du révisionnisme soviétique, chinois et albanais. Mais, de plus, il y en a qui reconnaissent les grands apports du Président et même le développement du marxisme qu’il a réalisé, les uns considèrent que nous en sommes toujours à l’étape du marxisme-léninisme, d’autres ne font qu’accepter la pensée Mao Tsé-toung, mais en aucune façon le maoïsme.

Dans notre pays, naturellement, les révisionnistes qui suivent le bâton de commandement de leurs différents maîtres, Gorbachev, Teng, Alia ou Castro, attaquèrent et continuent à attaquer furieusement le maoïsme. Parmi eux, il faut condamner, démasquer et combattre implacablement le révisionnisme endurci de Del Prado et sa bande du dénommé “Parti Communiste Péruvien”; les fluctuations rampantes des membres de ce qui s’auto-dénommine “Parti Communiste du Pérou Patrie Rouge”, lesquels après s’être érigés en “grands maoïstes” et avoir condamné Teng quand on le débarqua en 1976, devinrent postérieurement, ses serfs. Dénoncer également l’anti-maoïsme de ce que l’on appelle la “Gauche Unie” où pullulent tous les révisionnistes et figurent même des positions anti-marxistes en passant par les faux marxistes, et les opportunistes de toutes espèces. Il faut brandir le maoïsme tel un miroir révélateur des révisionnistes pour les combattre implacablement en fonction du développement de la guerre populaire et du triomphe de la révolution démocratique en marche; c’est là une tâche au caractère stratégique, à laquelle on ne peut renoncer en aucune façon.

Le Parti Communiste du Pérou, à travers sa fraction dirigée par le Président Gonzalo qui poussa la reconstitution, assuma le marxisme-léninisme-maoïsme en 1966. En 1979 la consigne fut: “Arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-pensée Mao Tsé-toung !” En 1981 : “Vers le maoïsme!” En 1982 : le maoïsme comme partie intégrante et développement supérieur de l’idéologie du prolétariat international: le marxisme-léninisme-maoïsme. C’est avec la guerre populaire que nous avons compris plus profondément ce qu’implique le maoïsme et que nous avons pris l’engagement solennel de : “Arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme ! et de lutter infatigablement pour contribuer à le mettre aux commandes à fin qu’il soit le guide de la révolution mondiale, unique et rouge drapeau immarcescible qui garantit le triomphe du prolétariat, des nations opprimées et des peuples du monde en leur inexorable marche combattante de légions de fer en marche vers le communisme doré et à tout jamais resplendissant.

2. SUR LA PENSÉE GONZALO

Au cours du processus de son développement toute révolution qui lutte pour le prolétariat comme classe dirigeante et, surtout, pour le Parti Communiste, ce défenseur des inaltérables intérêts de classe, engendre un groupe de chefs et, principalement un qui la représente et la dirige, un chef doué d’une autorité et d’un ascendant reconnus.

Dans notre réalité cela s’est matérialisé, par nécessité et par hasard historiques, en la personne du Président Gonzalo, le chef du Parti et de la révolution.

Mais, de plus, et ceci représente le fondement de toute direction, les révolutions engendrent une pensée qui les guide et qui est le résultat de l’application de la vérité universelle de l’idéologie du prolétariat international aux conditions concrètes de chaque révolution.

Cette pensée-guide est indispensable pour obtenir la victoire et conquérir le Pouvoir et, plus encore, pour poursuivre la révolution et maintenir toujours le cap sur l’unique et grandiose but: le Communisme.

Cette pensée-guide, quand elle réalise un bond qualitatif d’importance décisive pour le processus révolutionnaire qu’elle dirige, s’identifie au nom de l’homme qui l’élabora théoriquement et pratiquement.

Dans notre cas, ce phénomène fut d’abord spécifié comme pensée-guide, puis comme pensée-guide du Président Gonzalo et, postérieurement, comme pensée Gonzalo, parce que c’est le Président qui l’a engendrée en appliquant, d’une façon créative, le marxisme-léninisme-maoïsme aux conditions concrètes de la réalité péruvienne, dotant ainsi le Parti et la révolution d’une arme indispensable qui garantit le triomphe.

La pensée Gonzalo s’est forgée au long de longues années d’une intense, tenace et incessante lutte en arborant, défendant et appliquant le marxisme-léninisme-maoïsme, reprenant le chemin de Mariátegui et le développant, reconstituant le Parti et, principalement en entreprenant, maintenant et développant la guerre populaire au Pérou en servant la révolution mondiale et en faisant que le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, soit, en théorie et dans la pratique, l’unique guide aux commandes de la guerre populaire au Pérou.

Il est nécessaire et substantiel pour les militants, d’étudier la pensée Gonzalo pour avoir une compréhension plus juste et plus correcte de la ligne politique générale et, principalement, de la ligne militaire.

Il faut tendre à approfondir les particularités de la révolution péruvienne, ce qu’elle a de spécifique, de propre, ainsi que le Président Gonzalo le définit magistralement.

Ainsi, nous servirons le « Grand Plan de Développer des Bases », le développement de la guerre populaire et la perspective de conquérir le Pouvoir dans tout le pays.

Nous devons étudier le pensée Gonzalo à partir du contexte historique qu’il a engendré; examiner la base idéologique qui la soutient, spécifier son contenu qui s’exprime plus substantiellement dans la ligne politique générale et son centre la ligne militaire; saisir ce qu’il y a de fondamental dans cette pensée: le problème du pouvoir, de la conquête du Pouvoir ici, au Pérou, problème lié indissolublement à la conquête du Pouvoir par le prolétariat dans le monde entier; et prêter une attention spéciale à la façon comment se forgea cette pensée dans la lutte entre deux lignes.

En synthèse, ces questions fondamentales peuvent être traitées en appliquant le schéma suivant:

1. LE CONTEXTE HISTORIQUE

International.

Quant aux événements: 1) A partir du déroulement de la seconde Guerre Mondiale; 2) le puissant mouvement de libération nationale et dans celui-ci le processus et le triomphe de la révolution chinoise; 3) la révolution cubaine et ses répercussions en Amérique latine; 4) la grande lutte entre marxisme et révisionnisme; 5) la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.

Mais la clé consiste à voir comme la pensée Gonzalo considère que, dans cette grandiose lutte de classes à niveau mondial, apparaît une troisième étape de l’idéologie du prolétariat: premièrement comme marxisme-léninisme, pensée Mao Tsé-toung; ensuite comme marxisme-léninisme-pensée Mao Tsé-toung; pour postérieurement la définir comme maoïsme, comprenant sa validité universelle; et, de cette façon en arriver au marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, comme expression actuelle du marxisme.

National.

1) La société péruvienne de l’après-guerre et, en son sein, la lutte politique; le dénommée Front Démocratique National, l’action apriste, le coup d’Etat d’Odria et la lutte contre ses huit années de dictature; la lutte entre apristes et communistes; et en particulier, le développement du capitalisme bureaucratique des années soixante et une partie des années soixante-dix, et la lutte de classes aiguë qui l’accompagna.

Le « velasquisme » et sa soi-disant révolution; la collusion et la lutte entre bourgeoisie compradore et bourgeoisie bureaucratique (des factions de la grande bourgeoisie), l’opportunisme et, principalement, le révisionnisme qui les appuya ;

2) la lutte de classes dans le mouvement paysan; 3) Le processus du mouvement ouvrier; 4) le mouvement intellectuel; 5) la lutte armée dans le pays, spécialement celle du MIR et du ELN en 1965, ainsi que ses prédécesseurs, Blanco, Vallejos et Heraud; et 6) le problème du Parti:

comment un Parti, fondé sur des bases clairement marxiste-léninistes dégénéra et devint un parti révisionniste; la nécessité de reprendre le chemin de Mariátegui en le développant et de reconstituer le Parti, le Parti Communiste du Pérou que Mariátegui avait fondé en 1928 et comment, à travers la reconstitution, on construisit un Parti marxiste-léniniste-maoïste.

Il est fondamental de constater combien la pensée Gonzalo pénètre profondément le caractère de la société péruvienne, en se centrant sur le problème crucial du capitalisme bureaucratique, et comment il comprend la nécessité de reconstituer le Parti, de conquérir le Pouvoir et de le défendre par la guerre populaire.

2. LA BASE IDEOLOGIQUE

Sans le marxisme-léninisme-maoïsme on ne peut concevoir la pensée Gonzalo, car elle représente son application créatrice à notre réalité.

La question clé, sur ce point, est la compréhension du processus historique que suit le développement de l’idéologie du prolétariat, de ses trois étapes qui se concrétisent en marxisme-léninisme-maoïsme et du maoïsme comme étape principale.

Et, essentiellement, principalement, l’application du marxisme-léninisme-maoïsme comme vérité universelle aux conditions concrètes de la révolution péruvienne.

De là que la pensée Gonzalo soit spécifiquement le principal pour le Parti Communiste du Pérou et la révolution qu’il dirige.

La pensée guide étant arrivée à un bond qualitatif d’importance décisive pour le Parti et la révolution, elle devint pensée Gonzalo marquant ainsi un jalon dans la vie du Parti.

3. CONTENU

a. La théorie.

Comment le Président Gonzalo comprend et applique les trois parties intégrantes du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme. Faire ressortir l’importance qu’il attribue à la philosophie marxiste, la nécessité de nous former à travers elle et, principalement, comment il applique la loi de la contradiction à l’étude de touts les problèmes et tend toujours à définir l’aspect principal et le processus des choses.

Et, en économie politique l’attention qu’il porte aux relations d’exploitation et, tout spécialement, au capitalisme bureaucratique, en s’orientant vers le mûrissement de la révolution et les répercussions de la guerre populaire sur la base, ainsi que l’attention qu’il porte aux relations économiques de l’impérialisme, en recherchant ses conséquences politiques.

Dans le socialisme scientifique comment le Président Gonzalo se centre sur la guerre populaire et sa concrétisation dans le pays; comme il tient toujours compte du problème du Pouvoir et, en particulier, de sa concrétisation et de son développement en tant que Etat Nouveau.

b. Sur le contenu.

La partie la plus substantielle et la plus développée de la pensée Gonzalo se trouve dans la ligne politique générale du Parti. Cette pensée soutient directement la ligne du Parti et ses cinq éléments; le point de départ de cette sustentation est la compréhension et la ferme direction de l’orientation du Programme.

c. Dans la pensée Gonzalo nous devons faire ressortir la remarquable exécution des conditions posées par le Président Mao: solidité théorique, compréhension de l’histoire et bonne direction pratique de la politique.

4. QU’EST-CE QUI EST FONDAMENTAL

Ce qui est fondamental, dans la pensée Gonzalo, c’est le problème du Pouvoir, concrètement de la conquête du Pouvoir au Pérou, complète, totale, dans tout le pays, en tant qu’application conséquente à notre révolution de la vérité universelle du marxisme-léninisme-maoïsme.

Mais, étant une pensée communiste, elle comprend la conquête du Pouvoir au Pérou comme une partie de la conquête du Pouvoir pour le prolétariat à niveau mondial.

La conquête du Pouvoir dans le pays qui, actuellement se concrétise en Comités Populaires, bases d’appui et République Populaire de Démocratie Nouvelle en formation, dans la perspective d’établir la République Populaire du Pérou, sert à instaurer la dictature du prolétariat dans notre pays, car sans elle on ne peut aller au communisme.

Et tout cela en fonction de servir fermement et avec décision l’établissement de républiques populaires et, principalement, de la dictature du prolétariat dans le monde entier, sous la direction de Partis Communistes, avec des armées révolutionnaires de type nouveau, au moyen de la guerre populaire et du développement des révolution culturelles, afin que le communisme illumine la Terre entière.

5. FORGEAGE DANS LA LUTTE ENTRE DEUX LIGNES

C’est par une persistante, ferme et sagace lutte entre deux lignes, en défendant la ligne prolétaire et en triomphant des lignes opposées que s’est forgée la pensée Gonzalo.

Parmi les luttes les plus significatives soulignons celles contre le révisionnisme contemporain, représenté chez nous spécialement par Del Prado et ses acolytes; la lutte contre le liquidationisme de droite de Paredes et sa bande, contre le liquidationisme de gauche dirigé par celui qui fut Serge et ses ainsi dénommés « bolcheviques »; la lutte contre la ligne opportuniste de droite qui s’opposait au début de la lutte armée.

Sans luttes la pensée Gonzalo n’aurait pas pu se développer et sa remarquable capacité pour diriger la lutte entre deux lignes dans le Parti est une question fondamentale que nous devons étudier pour en tirer des leçons.

Etudier et, principalement, appliquer la pensée Gonzalo, est décisif pour servir davantage et mieux le Parti, le développement de la guerre populaire et la révolution prolétarienne mondiale; de même qu’il est décisif d’apprendre du Président Gonzalo pour servir le peuple de tout son cœur.

3. PROGRAMME ET STATUTS

PROGRAMME

Le Parti communiste du Pérou est basé et guidé par le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement la maoïsme et, en particulier de Gonzalo, pensait comme une application créatrice de la vérité universelle aux conditions concrètes de la révolution péruvienne faite par le président Gonzalo, chef de notre parti.

Le Parti Communiste du Pérou, une avant-garde organisée du prolétariat péruvien qui fait partie intégrante du prolétariat international, suppose très particulièrement les principes de base suivants:

La contradiction, une loi fondamentale unique de la transformation incessante de la matière éternelle;

Les masses font l’histoire et “la rébellion est justifiée”;

Lutte de classe, dictature de prolétariat et internationalisme prolétarien;

Besoin du Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste qui applique fermement l’indépendance, auto-cohérente et autonome;

Lutter contre l’impérialisme, le révisionnisme et la réaction invisible et sans relâche;

Conquérir et défendre le pouvoir avec la guerre du peuple;

Militarisation de la partie et de la construction concentrique des trois instruments de la révolution;

Combat deux lignes comme une force motrice de développement de soutien;

Transformation idéologique constante et mettez toujours la stratégie à commandement;

Servir le peuple et la révolution prolétarienne du monde; et

Désintérêt absolu et droit et style de travail correct.

Le Parti communiste du Pérou a le communisme comme objectif final; Par conséquent, étant donné que la Société péruvienne actuelle est opprimée et exploitée par l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique et l’élificalité, la révolution a un premier stade démocratique, un second socialiste pour développer ultérieurement des révolutions culturelles successives. Dans le présent avec la guerre du peuple, le parti développe la révolution démocratique, ayant un objectif immédiat de le cultiver en conquérant le pouvoir dans tout le pays; Pour cette raison, nous soulevons les objectifs suivants:

PROGRAMME GÉNÉRAL DE LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE

1. Démolition de l’État péruvien, dictature des exploitants dirigés par la grande bourgeoisie, des forces armées et répressives qui le maintiennent et de tous leurs appareils bureaucratiques.

2. Balayer l’oppression impérialiste, principalement Yankee, un maître soviétique social et tout pouvoir ou pays impérialiste; Confisquez en général ses monopoles, entreprises, banques et toutes les formes de ses biens, y compris dette extérieure.

3. Détruire le capitalisme bureaucratique, à la fois en particulier et à l’état; Confisquez toutes ses propriétés, biens et droits économiques au profit du nouvel État, ainsi que ceux correspondant à l’impérialisme.

4. La liquidation de la propriété semi-cours et toute modalité subsistante de celui-ci, confisquée pour délivrer la terre à la paysannerie, principalement médiocre, en appliquant le principe de «la terre pour laquelle cela fonctionne».

5. Respect de la propriété et des droits de la Bourgeoisie nationale, ou de la bourgeoisie moyenne, tant sur le terrain que dans la ville.

6. Combat par la création de la République populaire du peuple, comme un front de classe basé sur l’Alliance des paysans travailleur dirigée par le prolétariat dirigé par son parti communiste; En tant que plafond de la nouvelle démocratie qui porte une nouvelle économie, une nouvelle politique et une nouvelle culture.

7. Développer la guerre du peuple qui, par l’intermédiaire d’une armée révolutionnaire de nouveau type sous la direction absolue du parti, détruisant l’ancien pouvoir, principalement ses forces armées et répressives et sert à construire le nouveau pouvoir du prolétariat et des gens.

8. Culminer la formation de la nation péruvienne en l’unificateur du pays de la défendre de toute agression impérialiste et réactionnaire, sauvegarder les droits des minorités.

9. Servir le développement du prolétariat péruvien dans le cadre de la classe ouvrière internationale, de la formation et du renforcement des véritables partis communistes et de son unification dans un mouvement communiste international rédiviste guidé par le marxisme-léninisme-maoïsme; Tout en fonction du fait que le prolétariat rencontre sa grande mission historique comme la dernière classe.

10. Défendre les libertés, les droits, les avantages et les conquêtes que la classe ouvrière et les masses ont atteint aux dépens de leur propre sang, la reconnaissant et garantissant leur validité authentique dans une “déclaration des droits des personnes”. Respect, en particulier la liberté de conscience religieuse, mais dans sa pleine amplitude, à la fois à croire et à ne pas croire. De même, lutter contre toutes les blessures à l’intérêt populaire, optimiser toute forme de travail gratuite ou fardeau personnel et taxes accablantes qui tombent sur les masses.

11. Égalité réelle pour les femmes; un avenir meilleur pour la jeunesse; Protection pour la mère et l’enfance; Respect et soutien à l’ancienneté.

12. Une nouvelle culture comme arme de combat pour spécifier la nationalité, qui sert des masses populaires et est guidée par l’idéologie scientifique du prolétariat. Donner une importance particulière à l’éducation.

13. Soutenir les luttes du prolétariat international, des nations opprimées et des peuples du monde; Lutte contre les superpuissances, les États-Unis et l’Union soviétique, l’impérialisme en général, la réaction internationale et le révisionnisme de toutes sortes; Concevoir la révolution péruvienne dans le cadre de la révolution prolétarienne mondiale.

14. Aspirer tenace et héroïne pour le triomphe complet et complet de la révolution démocratique dans tout le pays et a abouti à ce stade, immédiatement, sans aucun intermédiaire, aller à la révolution socialiste, ainsi que le prolétariat international, les nations opprimées et les peuples du monde , par des révolutions culturelles, poursuivra les progrès de l’humanité vers son objectif final, le communisme.

Mais considérant que la révolution démocratique du pays traverse une période caractérisée par:

Approfondir la crise générale de la société péruvienne, principalement en capitalisme bureaucratique;

Une plus grande réaction de l’État, aujourd’hui avec un gouvernement d’APRA, fasciste et corporatiste, dirigée par la génocide García Pérez;

Défuite de la lutte de la classe, les masses supposent davantage la nécessité de combattre et de résister;

La guerre des gens se développe vigoureuse et croissante; et

La ville a besoin d’une république populaire construite selon les principes de la nouvelle démocratie.

PROGRAMME CONCRET

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STATUTS

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Pérou, 1988

Comité Central
Parti Communiste du Pérou